HOTARTCIE


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Respire l’orage qui pointe

à l’intérieur,

la place se fait.


Rêve vole vers

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Il traverse la nuit.

Découvre qu’il aime

le jour

aussi

et même

le confort

et l’aisance.


Ce cœur de haine

et de colère

a maigri

de ses mensonges

qui protégeaient

ses espérances

muettes et simples.


Comme un baiser

qui s’offre et se reçoit.

Son sourire libéré

de ses ironies

ouvre son visage.

L’arme se porte

en rire cette année.


la rage est démontée.

L’errance un chemin

paradoxal

qui mène

droit au but

inconnu

et diffracté.


Piste noire

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dessin de Raphaëlle Sellès

L’amour se fâche,

crypte et mort subite.

On meurt à toute heure

d’avoir tout à lire

sans ne rien savoir retenir.

On s’enrhume

à ne pas savoir vivre

sur la route du sommet

à étreindre.

Alors,

on court et

on marche

en automatique.


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dessin de Raphaëlle Sellès

Le vent a emporté mon chapeau

J’avais laissé ma tête dedans (…)


Après l’hiver

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Le bulbe

sous la terre

est gros

de sa proche

éclosion.

Il craque,

trapu

dans ses couleurs

repliées.

Il cache

ses ténèbres

qui meurent

pour soutenir

la cuisante

chaleur

de la lumière

restaurée,

de sa forme

pleine

peau

de chlorophyle.

Réceptacle

offert

et lancé

vers le ciel

son port de tête

altier

sera son chant

sans son

de grain planté,

pour exemple

à voir

les possibilités

des unions

de l’eau

de l’air,

et de l’humus

travesties

dans un pot

sur le bord

de la fenêtre

ouverte.

Dans la ville

étouffée

d’étonnements,

la matière

travaille

lentement.


Savon noir

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Hundertwasser

Libellule, tentacule,

testicule, matricule,

tarentule, vestibule,

pellicule, mandibule,

ventricule, noctambule,

après que tu m’entubes

mon cerveau fait des bulles.


Le tic-tac et la toc-toc

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dessin de Raphaëlle Sellès

Entre deux choix,

je ne sais pas

la vie intérieure

le monde à l’extérieur.

Le temps passe,

toujours ce trouble,

la décision m’échappe,

ça lutte dedans.

La verticale

s’horizontalise.

L’aiguille est une anguille

qui me serre à la gorge.


badine

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dessin de Raphaëlle Sellès

La gaga s’énerve,

fout en l’air

avec verve

les briques

de sa tour

éphémère.

Elle dégaine

sa rancœur

d’être née

verge sans.

Sa vengeance

tourne court.

Son errance

sent le gouffre

Elle hurle,

ridicule.

Part en couille

dans sa rage.

Elle nage.



Libellule

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Hundertwasser

Les pattes en l’air,

se faire attraper à l’envers,

et à l’endroit,

tout à la fois.

Vouloir être déchirée

de haut en bas.

Par ici et par là.

Propulsée,

Allumée,

Incendiée,

unique et démultipliée.

Sentir à nouveau

la Terre,

la Mer

et le ciel,

mouiller au dedans d’elle,

dans le grand big bande.


Zénith

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Johannes Itten

Dans mon fort à l’intérieur,

la lumière se refait la santé.        

A coup de gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse,

mes oreilles se réouvrent.

J’entends une vague après l’autre,

le clapotis de la mer

me paraît moins stressant.

Une image et puis une autre.

J’accepte ce qui vient.

Ou bien je fais semblant.